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Médiathèque
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10 - Fontaine Fontvieille
 
4. LA MEDIATHEQUE

La médiathèque est installée dans un ancien moulin à huile d'olive dit " moulin à sang ".

Il existait 3 sortes de moulins : les moulins à eau actionné par l'eau des canaux d'irrigation, les moulins à vent dont le corps de bâtiment de l'un d'entre eux est toujours visible Avenue René Cassin et les moulins à sang actionné péniblement par la force humaine ou animale qui faisaient suer sang et eau d'ou leur nom.

Ils sont le témoignage d'une économie florissante qui naît à la fin du 16ème siècle grâce à l'arrivée du canal de Craponne et avec lui une eau abondante pour l'irrigation. Le développement économique qui s'en suit est tel que les Eyguiérens sont surnommés " li richas ", les gens riches.

A la fin du 18ème siècle, 14 moulins sont en activité. Ce nombre important s'explique par l'intérêt pour les propriétaires terriens aisés de posséder leurs propres moulins. Certains nous sont familiers : le moulin à blé ou à huile. D'autres étaient destinés à des usages aujourd'hui oubliés comme le moulin à recense dont nous parlerons plus tard ou encore le moulin à soie. Ce dernier était destiné à recueillir les cocons des nombreuses magnaneries du village. Une fois dévidés ces cocons étaient ébouillantés, effilés sur des écheveaux puis vendus aux soyeux Lyonnais pour être tissés et faire naître la soie, reine des étoffes...

A cette période l'élevage des vers à soie apporte un complément de revenu non négligeable aux familles.

Nos éleveurs achetaient les graines (c'est le nom des œufs du Bombyx). A titre indicatif, I/2 once de graines produisait 125 Kg de cocons. Ils les faisaient éclore bien au chaud, beaucoup vous diront au chaud sous les édredons. Les vers étaient ensuite élevés dans les greniers tout d'abord sur des claies, sorte de tapis de cannes, où l'on disposait les feuilles de mûriers pour les nourrir ensuite au moment ou ceux ci allaient faire leur cocons, ils étaient installés sur des branches de genets.

La tradition voulait qu'une fois l'élevage terminé tous ces genets soient brûlés sur la place du village le jour de la Saint Jean. Mais revenons à notre moulin à huile.

Les olives, entreposées au premier étage, sont lavées à l'eau froide avant d'être déposées sous la meule pour être réduites en pâte épaisse. Tout au fond vous découvrez cette meule, et comprenez mieux à voir ses proportions toute la difficulté pour la mettre en mouvement.

La pâte est malaxée jusqu'à obtenir une certaine homogénéité, puis elle est répartie sous des scourtins ou escourtins, sorte de disques en fibre végétale tressée. Cette opération s'appelle l'emcabassage. Le tout est ensuite empilé sur les plateaux d'une presse de façon à former une " cambio " une jambe.

Contre le mur dans une niche, vous pouvez admirer une presse qui a traversé les âges. Datée de 1708, c'est une des plus vieilles presses à huile de Provence. Elle est dite " presse à chapelle " car la maçonnerie rappelle le plan en croix d'une chapelle.

L'action de la presse permet à la partie liquide, composée d'eau et d'huile, de s'écouler dans une auge à décantation dite la " pielo di esperanço ". Après décantation, une opération, qui exige un tour de main expert, consiste à récupérer l'huile pure, " l'esperanço ", à l'aide d'une sorte de pelle en forme de feuille, puis à la verser dans une grande cuve dont un exemplaire est visible dans le parc, derrière la médiathèque.

Cette pression est dite " première pression à froid ", qualité supérieure de l'huile d'olive.

Une seconde manipulation consiste à disposer les pâtes résiduelles sur les scourtins qui seront cette fois aspergés d'eau bouillante pour en extraire toutes les graisses. Sur le mur d'en face, une cheminée monumentale servait à chauffer l'eau tirée du puits juste à côté.

Cette nouvelle pression est dite seconde pression et donnera une huile de seconde qualité. Notons qu'elle trouve son emploi pour un autre produit naturel, mondialement connu : le savon de " Marseille ".

Enfin le résidu appelé " grignon " est récupéré et acheminé pour l'ultime pression vers un moulin à recense. L'huile de recense ainsi obtenue est destinée aux lampes à huiles. Les derniers déchets séchés et compressés sous forme de galettes serviront pour le chauffage.

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